Le tueur en série sur des enfants sème la terreur au Pakistan

topelement.jpg
Des images de caméras de vidéosurveillance montrent une petite fille présentée comme Zainab, main dans la main avec un homme non identifié.Image: capture/Twitter

PAKISTAN :  Une personne serait mis en cause sur douze meurtres en série, a Kasur au Pakistan.

Le pays est déjà mis en cause dans un scandale de pédophilie en 2015. Maintenant c’est une histoire de meurtre sur des enfants mineurs qui refait surface et qui inquiète les habitants et toute la région pakistanaise.

Les personnes s’indignent du peu de travail fournit pas les forces de l’ordre pour tenter d’arrêter la personne qui serait mis en cause dans une série macabre de meurtre et peut-être suivi de viols sur des mineurs.

Début janvier, le corps de Zainab, 6 ans, est retrouvé sur un tas d’ordures. La fillette a été violée et tuée. Partout au Pakistan, des veillées à la bougie s’organisent. Le mot-dièse #JusticePourZainab envahit les réseaux sociaux.

Mais à Kasur, ville de 300’000 habitants frontalière de l’Inde, c’est la colère qui domine. Des milliers de manifestants s’en prennent à des bâtiments officiels, incendient des maisons de policiers pour dénoncer leur inaction supposée. Deux protestataires sont tués par des tirs de la police.

Souvenez-vous il y a deux jours, notre rédaction vous informait qu’une petite fille avait été violé, tué et jeter dans une décharge. Son corps avait été retrouver par des passants, qui ont alerté la police pakistanaise.

Depuis l’enquête avance lentement, et une série de douze meurtre serait ainsi non-résolues, dans le pays. La police pense donc à un tueur en série.

Une seule survivante

Seule une petite fille de 6 ans a survécu à son agresseur. Retrouvée en novembre, elle aussi dans une décharge, où elle avait été laissée pour morte, elle est désormais tétraplégique et incapable de parler.

«Des caméras devraient être installées dans chaque coin de rue pour la protection des enfants. Comment des mères peuvent-elles les accompagner tout le temps ?», s’interroge la tante de la survivante.

«Nous ne savons pas ce qui se passe», tonne Ameer Ansari, le père de Zainab, qui s’emporte lui aussi contre la police. «Ils n’ont montré aucun intérêt» à résoudre cette affaire, selon lui.

Un fléau qui dépasse les frontières

Le fléau dépasse largement les frontières du Pendjab. Des médias ont récemment dénoncé des abus d’enfants dans les madrasa (écoles coraniques) du pays; un documentaire de 2014 a de son côté révélé de nombreux cas d’abus sexuels sur de jeunes garçons à Peshawar, dans le nord-ouest du pays.

Pour la famille de Zainab, toute réforme du système arriverait trop tard. «Ils ont été incapables de retrouver ma fille pendant cinq jours», pleure sa mère Nusrat Bibin, qui affirme avoir pourtant «appris à Zainab comment se comporter avec des étrangers s’ils essaient de lui tendre un piège». «Ma fille était sage et obéissante».

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.