Elle brûle son fils de deux ans sur 20 % de son corps.

Histoire aux lourdes conséquences pour cet enfant de deux ans, dont la mère maltraitante a été condamnée ce mercredi en Belgique. Elle est condamnée pour avoir brûlé son fils de 2 ans à l’eau bouillante.

Des brûlures constatées aux seconds degrés dont la prévenue nie les faits, et dont le parquet doute de sa sincérité, mais aussi de savoir si le conjoint ne devrait pas être également à la barre de ce tribunal. L’enfant de deux ans avait été précédemment à l’audience admis à l’hôpital des grands brûlés de Loverval et c’est d’ailleurs eux qui ont alerté les services du Parquet, et sociaux estimant que l’enfant avait subi des actes de torture mais aussi que son pronostic vital était engagé.

Dans son courrier, le personnel médical précisait que la mère était fuyante sur les causes des blessures et qu’il était sans doute nécessaire d’ouvrir une enquête.

La mère expliquera que ces brûlures sont probablement dues à l’enfant qui avait été poussé par ses frères ainés contre un radiateur. Mais les rapports du médecin légiste contredisent la thèse de l’accident. Pour lui, volontairement l’enfant a été brulé.

Or, les policiers ont remarqué que le pommeau de douche avait disparu et que l’eau provenant de ce robinet était extrêmement bouillante», a précisé la substitute Van Hollebeke.

«Le médecin légiste a également constaté que ces brûlures dataient de 10 jours, période durant laquelle l’enfant a souffert le martyre. Quand je vois les photos, j’en ai les larmes aux yeux. C’est insupportable! Et la prévenue, elle, s’est contentée d’aller chercher de la Flamazine à la pharmacie».

Le parquet a également relevé l’état lamentable du foyer au sein duquel vivaient quatre enfants. «L’aîné ne pouvait même pas mâcher des céréales tant ses dents étaient couvertes de caries», a bondi la magistrate, signalant au passage que Gwendoline P. avait en revanche eu le temps de trouver deux compagnons en deux mois sur Internet.

«Et justement, en ce qui concerne les tortures, je n’ai pas la certitude absolue que l’un de ces hommes n’est pas l’auteur des faits. En revanche, la pire des abstentions coupables est clairement établie dans le chef de la prévenue pour laquelle je requiers deux ans de prison.»

La mère poursuivie pour non-assistance à personne en danger et actes de torture, fera part au tribunal simplement de sa douleur de se retrouver à la barre. Son avocate affirmera qu’il est vrai que sa cliente a attendue avant d’alerter les secours et d’emmener son bébé, mais qu’elle n’a pas maltraité son enfant.

Le tribunal doit se prononcer ultérieurement le temps d’un supplément d’enquête et rendra sa décision le 14 février prochain.

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