22 ans de réclusion pour avoir tenté de tuer sa soeur à Perpignan

Un homme de 30 ans, qui avait tenté d’assassiner sa sœur à la hache en 2013, motivant son geste par la volonté de punir ses parents, a été condamné mercredi par la cour d’assises à Perpignan.

Jonathan D., un jeune homme de 26 ans a été condamné mercredi soir par la cour d’assises à Perpignan à 22 ans de réclusion criminelle et à un suivi socio-judiciaire de 6 ans pour avoir tenté d’assassiner sa jeune sœur à coup de hache.

Les faits remontent au 3 novembre 2013. Ce jour-là, le frère avait envoyé un message à sa sœur, étudiante de 19 ans à Montpellier, pour lui demander de le prévenir quand elle rentrerait à Perpignan dans l’appartement de leur mère, dont elle seule possédait les clefs.

6 à 8 coups de hache

À son arrivée dans l’appartement familial, la jeune fille l’avait averti de son retour.

Habitant en face, il avait alors traversé la rue avec une hache et tenté de la tuer en lui abattant son arme 6 à 8 fois sur la tête, la face et les mains. Il avait fallu de nombreuses opérations pour la sauver.

Après son geste, le jeune homme était revenu dans son propre appartement qu’il avait incendié puis avait pris la fuite. Ce n’était qu’après deux jours d’errance qu’il s’était rendu.

Il voulait « punir ses parents »

Interrogé, il avait expliqué son geste par sa volonté de punir ses parents, pour « qu’ils vivent en ayant perdu leurs deux enfants ». Il n’a jamais supporté le divorce de ses parents, un pilote de ligne et une hôtesse de l’air.

L’expert psychiatre a rencontré quatre fois Jonathan en prison mais s’est avoué vaincu: il n’a rien trouvé.

« Aimez-vous votre sœur ? », lui a demandé son avocate ? « Oui », a répondu l’accusé. « Et si elle était morte ce jour-là ? », a-t-elle poursuivi. « Je n’aurais pas survécu, je me serais tué », a rétorqué le frère avant d’éclater en sanglots.

Sa sœur ne veut plus le voir

La jeune femme a elle raconté pendant le procès avoir « subi pratiquement toute son enfance le harcèlement haineux » de son frère. Elle a assuré ne plus jamais vouloir le revoir.

Les jurés sont allés au-delà des réquisitions de l’avocat général, qui étaient de 20 ans de prison, assortis de 13 ans de sureté et d’un suivi socio-judiciaire de dix ans.

AFP

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