Bobigny: j’ai « pété les plombs » et poignardé à mort son enfant de 2 ans

« J’ai tué mon fils, j’assume, je vais me rendre » a-t-il dit à son ex-compagne, après avoir commis l’odieux crime. 

 

Il avait « pété les plombs » et poignardé à mort son fils de 2 ans après l’avoir enlevé à sa mère: le procès d’un homme de 35 ans s’est ouvert mercredi aux assises de Seine-Saint-Denis.

Le 23 juin 2015, l’homme, cuisinier en intérim, enlève son fils au Mans dans la Sarthe, où il vivait avec sa mère dans un centre maternel. Arrivé à son domicile de Gagny en plein coeur de la Seine-Saint-Denis, il « pète les plombs », selon ses mots, étouffe et poignarde l’enfant. Le corps est transpercé de 32 coups de couteau.

Peu après, il appelle son ex-compagne: « J’ai tué mon fils, j’assume, je vais me rendre ». Le lendemain, il se rend au commissariat.

Dans le box mercredi, l’accusé reste immobile, le dos voûté, engoncé dans son blouson noir. Ses yeux passent de la présidente de la cour aux témoins qui se succèdent à la barre.

Verdict attendu en fin de semaine

Devant la cour, sa soeur le décrit comme « positif, accueillant », mais évoque aussi un homme « mesquin, manipulateur » et parfois « violent », qui l’a giflée à deux reprises lors d’une dispute. Elle se souvient également d’un homme « aimant » avec les enfants. « Je n’aurais jamais imaginé qu’il fasse ce qu’il a fait », dit-elle.

Son ex-compagne, partie civile au procès, avait porté plainte en 2013 pour violences et menaces de mort. « Si tu me quittes, je te tue, je n’ai pas peur de la prison, je n’ai plus rien à perdre, je tuerai notre fils », lui avait-il lancé. Le couple s’était rencontré en 2011. La jeune femme était tombée enceinte quelques mois plus tard et s’était installée chez lui.

Après plusieurs séparations, elle l’avait quitté définitivement fin 2013. Il s’était alors plaint de vivre loin de son fils et avait exprimé des désaccords sur son éducation.

Dans le box, l’homme insiste sur son « enfance normale » avec des « parents normaux ». Un ami, cité par l’enquêtrice de personnalité, mentionne cependant un « père violent, strict et autoritaire ». « Les fois où il a levé la main sur moi, je le méritais », estime l’accusé.

Le verdict est attendu vendredi.

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