Encore beaucoup trop d’enfants maltraités, #battus, « secoués » en France

Prés de 20 000  mineurs sont encore violentés physiquement chaque année En 2006, 265 913 mineurs bénéficiaient d’au moins une mesure de protection en France soit 1,88% de la population française du même âge et les situations de « risque de maltraitance» , continuent d’augmenter. En particulier les « enfants secoués »

 L’actualité de ce début d’année, avec le calvaire de cette enfant de 6 ans, à Bourges, battue par sa mère et son compagnon vient réveiller  notre mauvaise conscience devant les enfants martyrs des violences de leurs parents.

 On estime que 80 000 enfants sont dans notre pays sous le risque de violence physique ou d’abus sexuels. Ces derniers sont en diminution  certainement grâce à un meilleur dépistage des pédiatres psychiatres qui sont souvent confrontés dans leur pratique à ce qu’ils appellent le « commerce des divorces », les fausses accusations d’abus sexuels destinées à favoriser la garde par l’un ou l’autre des parents.

 Mais dans les cas biens réels, si la médecine spécialisée est parfaitement arrivée à faire le distinguo, les médecins passent souvent à côté du drame de la maltraitance. Pour s’en persuader, l’existence d’un syndrome – c’est ainsi que l’on appelle un ensemble de symptômes qui ne représentent pas une maladie bien définie – le syndrome de l’enfant secoué.

Ce sont des enfants qui présentent des saignements intracrâniens après avoir été ce que l’on appelle pudiquement, violemment secoué. Comment parler de maltraitance alors que les parents naïvement évoquent « un bébé qui, à cause d’une otite par exemple, a été secoué car ses cris et ses pleurs devenaient insupportables ! Dans ce cas d’ailleurs on retrouve souvent une soirée familiale copieusement arrosée.

Pour les médecins, le diagnostic est difficile à faire car les aveux sont rarement spontanés. Pourtant ce geste, semble-t-il anodin pour certains parents, a des conséquences la plupart du temps dramatiques. Si 20 % à peine des enfants s’en sortent sans conséquences, 80 % décèdent ou gardent des séquelles graves : cécité, épilepsie ou arriération mentale. Le lien entre toutes ces manifestations est souvent impossible à faire et, comme ce syndrome des enfants secoués est méconnu de la plupart des médecins, ces petits martyrs restent ignorés. Alors les statistiques peuvent toujours s’améliorer, le problème reste plus que jamais un fait de société et un vrai problème de santé publique.

Lorsque l’on déborde d’amour pour son enfant, ce qui concerne heureusement la majorité des parents, on se demande toujours ce que l’on pourrait bien leur transmettre. Notre civilisation soit disant « hyper évoluée »  devrait déjà répondre certainement pas des « coups » !.

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