Société : 90 euros d’amende pour le harcèlement de rue

Alors qu’un groupe de travail parlementaire lancé par Marlène Schiappa devait rendre son rapport sur comment lutter contre le harcèlement de rue ce mercredi 24 janvier, le journal La Croix en a livré quelques recommandations.

Contravention de 4e classe

Les cinq députés qui planchent sur le sujet devraient préconiser la création d’un « délit d’outrage sexiste », comme Emmanuel Macron l’avait annoncé dans un discours en novembre dernier. Mais la nouveauté, c’est le prix de l’amende qui s’y réfère : celle-ci devrait s’élever à 90 euros, si elle est payée dans la foulée du délit, qui serait sanctionné d’une contravention de 4e classe, selon le souhait des élus.

Flagrant délit

Son montant augmentera à 200 euros dans les quinze jours suivant la contravention et à 350 euros en peine majorée (au-delà de 15 jours). Mais que les forces de l’ordre puissent lui infliger une amende, l’auteur de l’outrage devra obligatoirement être pris en flagrant délit.

« Définition générale »

Reste à savoir ce que va englober ce « délit d’outrage sexiste », sans doute plus large que le harcèlement de rue. Selon La Croix, les élus ont proposé une « définition générale ».

L’outrage sexiste pourrait désigner « tout comportement qui constitue une atteinte à la liberté de circulation des femmes dans les espaces publics et porte atteinte à l’estime de soit et au droit à la sécurité ».

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