Rennes, un père accusé d’avoir secoué son bébé

Le 13 décembre 2010, l’enfant de six mois a été hospitalisée, en réanimation pédiatrique. Syndrome du bébé secoué, ont dit les experts médicaux. Devant la cour d’assises, le père clame son innocence.

Ils sont décrits par les témoins comme des parents corrects, et préoccupés par leur enfant, et surtout très attentifs. Mais il y a aussi de l’ alcoolisme chez le père ce qui ne va pas mettre le père de famille dans une très bonne position devant les assises de Rennes.

L’homme est poursuivie par le tribunal pour « violence suivie de mutilation ou infirmité permanente sur un mineur de 15 ans par un ascendant ». Il encourt la peine maximale de 20 ans de réclusion criminelle.

Sa fille est sa seule enfant. Le bébé était désiré.

« J’avais 39 ans. L’annonce de la grossesse était un bonheur inattendu. » S’il reconnaît sa maladie alcoolique, le père assure n’avoir jamais bu en présence de sa fille. « À sa naissance, on avait un contrat : pas d’alcool à la maison, pas d’alcool au bureau. »

Ce lundi-là, c’était lui qui avait gardé le bébé de six mois, dans la journée, pendant que sa compagne était au travail.

Le matin, à partir de 8 heures, sa fille était avec lui, à son domicile. L’après-midi, il l’avait emmenée à son bureau, dans un immeuble accolé à un centre commercial. Sa mère était venue la chercher, comme à son habitude vers 17 h 30, après son travail. Son fils aîné, âgé de 11 ans, avait joué avec la petite, pendant que leur mère se lavait les cheveux.

Pour le père personne n’a maltraité son enfant, ni lui, ni une tierce personne..

Il indique à la Cour qu’il n’a jamais touché son bébé. Aurait-on a faire à une personne accusée de maltraitance sur son bébé alors qu’il s’agirait d’un soucis d’avantage médicale :  Voir notre article .

L’avocat général, Stéphane Cantéro, questionne : « Pourquoi vous n’êtes pas sur le banc des parties civiles ? », occupé par une administratrice ad hoc. « Ça ne vous intéresse pas de savoir ce que le médecin légiste a raconté ? » La mère répète : « Pour moi, personne ne l’a maltraitée. »

L’enquêteur de la brigade des mineurs s’est appuyé sur les conclusions du neurochirurgien, qui « a dit que le secouage violent avait eu lieu dans la journée ».

L’avocate de la défense, Me Catherine Glon, lui oppose une littérature médicale faisant état d’une « datation des lésions pouvant aller jusqu’à douze jours » avant le traumatisme crânien. Le neurochirurgien est l’un des dix témoins attendus ce matin.

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