Vosges : trois hommes mis en examen pour viols avec actes de torture et barbarie

Ces suspects âgés de 18 à 36 ans sont soupçonnés d’avoir violé une femme de 28 ans toxicomane et sous curatelle.

Selon les propres mots du procureur de la République d’Épinal (Vosges), la victime a subi un « calvaire » durant 24 heures. Ce samedi, trois hommes ont été mis en examen pour « viols accompagnés d’actes de torture et de barbarie » sur une jeune femme de 28 ans près de Moyenmoutier, dans la nuit de dimanche à lundi. La victime, une toxicomane placée sous curatelle, a été retrouvée lundi par des riverains sur le bord de la route à Moyenmoutier.

Quatre hommes, dont un dealer, lui reprochaient d’avoir dérobé à la mi-juillet quelques grammes de cocaïne équivalant à une dette de 200 euros, d’après le procureur Étienne Manteaux, cité par France Bleu Sud Lorraine.

Des vidéos retrouvées sur le téléphone d’un suspect

Ils sont soupçonnés d’avoir séquestré et violée la jeune femme trois semaines plus tard à son domicile, dans un village proche de Moyenmoutier, et dans un hôtel à Nancy où ils l’ont ensuite emmenée. L’un des suspects, « le dealer principal âgé de 19 ans », est toujours activement recherché, mais les trois autres, âgés de 18, 21 ans et 36 ans, ont été interpellés par la compagnie de gendarmerie de Saint-Dié.

Lors de sa séquestration, la jeune femme « va subir différents sévices […] des coups de poings, des coups de pieds. Elle a été fouettée avec des câbles, a été brûlée, violée à plusieurs reprises », a expliqué Étienne Manteaux. La qualification de « viols accompagnés d’actes de torture et de barbarie » se base sur « des constatations médico-légales » et des enregistrements vidéo retrouvés sur le téléphone de l’un des suspects.

Selon France Bleu Sud Lorraine, les mis en cause ont « admis avoir été présents, mais ont minimisé leur participation » lors de leur garde à vue. Présentés au juge d’instruction à Épinal samedi, le parquet a requis leur placement en détention provisoire. Les faits qui leur sont reprochés sont passibles de la réclusion criminelle à perpétuité.

Avec AFP

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