Mort d’Adrien Perez : le troisième suspect reste sous contrôle judiciaire

 
Le parquet avait fait appel et demandait le placement en détention provisoire de ce jeune homme âgé de 20 ans.

Le troisième suspect interpellé après la mort d’Adrien Perez, un jeune homme de 26 ans tué à la sortie d’une boîte de nuit à Meylan (Isère), restera sous contrôle judiciaire dans l’attente de son procès, a annoncé lundi le parquet général de Grenoble.

Dans son arrêt rendu lundi, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Grenoble a rejeté l’appel du parquet, qui avait réclamé le placement en détention des trois mis en examen. Selon un communiqué, la chambre a confirmé l’ordonnance de remise en liberté sous contrôle judiciaire prise le 31 juillet par le juge de la détention (JLD). 

Rappelons que dans cette affaire, deux frères, âgés de 19 et 20 ans, ont également été mis en examen et ont été placés en détention provisoire.

Une décision «qui possède une certaine logique»

L’avocat de la famille d’Adrien Perez, Me Denis Dreyfus, a indiqué au Dauphiné Libéré qu’il prenait « acte de cette décision qui possède une certaine logique ». « S’agissant de quelqu’un qui n’a jamais été condamné et du caractère exceptionnel de la détention, ce n’est que l’application du principe de droit », a-t-il ajouté.

Âgé de 20 ans, le suspect reste toutefois mis en examen pour « meurtre, mais aussi tentative de meurtre, violence aggravée par deux circonstances suivie d’incapacité n’excédant pas huit jours », souligne-t-on. Mis en examen pour les mêmes chefs, deux frères âgés de 19 et 20 ans, considérés par la justice comme les protagonistes du drame, avaient été immédiatement écroués.

La justice soupçonne le trio d’avoir participé à une violente altercation entre jeunes, au petit matin du 29 juillet sur le parking d’une discothèque de Meylan, près de Grenoble. Adrien Perez avait été mortellement blessé à coups de couteau en tentant de s’interposer pour défendre un ami. Le 8 août dernier, une marche blanche à sa mémoire avait rassemblé un millier de personnes à Grenoble.

Avec AFP 

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