Monde : Il avait caché le meurtre familiale en faisant croire à la disparition du reste de sa famille

Le suspect avait, dans un premier temps, lancé un appel télévisé aux membres de sa famille supposément disparus.

Sur les réseaux sociaux, les Watts affichaient l’image d’un bonheur familial uni, la mère, Shanann, louant les qualités de père et de mari de Chris. Depuis jeudi 16 août, il n’en est plus rien. Christopher Watts est soupçonné d’avoir tué sa femme enceinte de quinze semaines et leurs deux fillettes, des infanticides dont il accuse au contraire son épouse.

Ce fait divers, survenu dans la région du Colorado, émeut particulièrement aux Etats-Unis en raison de la brutalité des homicides et des rebondissements de l’enquête, le principal suspect ayant dans un premier temps lancé un appel télévisé adressé aux membres de sa famille supposément disparus.

Le corps de Shanann Watts, 34 ans, a été retrouvé jeudi enfoui sur le terrain d’un site industriel où travaillait le mari. Les cadavres de leurs filles Celeste, 3 ans, et Bella, 4 ans, ont eux été découverts un peu plus tard dans une citerne de carburant à proximité.

La police ne croit pas la version du père

Selon un compte-rendu d’enquête consulté par l’AFP, Watts, 33 ans, aurait déclaré avoir eu une liaison avec une collègue, ce qu’il a démenti. Il conrme en revanche avoir annoncé à son épouse sa volonté de la quitter la nuit du 13 août, de retour de voyage.

Peu après, a-t-il relaté aux enquêteurs, il a vu sa femme, par l’intermédiaire d’un moniteur vidéo de surveillance parentale, étrangler Celeste, Bella ayant elle déjà été étranglée sur son lit. Rendu fou de rage, il a assuré avoir à son tour étranglé son épouse. Il a ensuite admis s’être débarrassé des corps. Selon le magazine Time, l’existence ou non des images du moniteur pour soutenir l’afrmation de Watts n’a pas été attestée.

Mais la police ne croit pas à cette version des faits : Chris Watts est poursuivi pour neuf infractions pénales dont trois assassinats, aggravés par le fait qu’il s’agit d’infanticides pour deux d’entre eux, d’interruption illégale de grossesse et de manipulation illégale de cadavres.

Le Parisien

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