Justice : Il avait violé et mordu le nez de sa compagne au Puy-en-Velay

Un an de prison ferme, c’est la peine annoncée par le tribunal pour un homme de 38 ans qui a été condamné jeudi pour avoir violé et mordu sa compagne. Il a été incarcéré à la sortie d’audience. 

« Merci » lance à sa compagne l’homme assis sur le banc, accusé d’avoir été violent. Le procureur de la République vient de proposer au tribunal ponot de le condamner à un an et demi de prison ferme. Il estime qu’il y a « suffisamment d’éléments » pour corroborer les déclarations de la victime.

Le certificat médical atteste de la présence d’ecchymoses sur les bras de la jeune femme ainsi que d’une rougeur importante sur son nez. Et le témoignage d’un ami du couple confirme que le prévenu était avec sa victime dans la nuit de mardi à mercredi.

Cette nuit-là, après un barbecue arrosé lors duquel les quatre convives ont bu « cinq bouteilles de whisky », la jeune femme s’est réfugiée au commissariat du Puy-en-Velay. Elle déclarait alors aux policiers avoir été violée dans une rue de la vieille-ville et mordue au nez par son compagnon quelques-heures plus tôt.

« Elle raconte des mensonges. Elle veut me quitter. C’est une tordue comme sa mère », réagit maladroitement le mis en cause. Âgé de 38 ans et domicilié à Aiguilhe, le père de famille affirme ne plus se souvenir des événements. Atteint d’un « trou noir », il se dit « trop petit », « tranquille », « posé » et par conséquent bien incapable d’infliger de telles blessures (4 jours d’incapacité totale de travail) à celle avec qui il partage sa vie. Le prévenu suppose ensuite que sa compagne « a dû se battre » ce soir-là avec « une autre fille » mais reconnaît enfin, à demi-mot, avoir pu lui donner « une claque ». « Ses versions des faits changent parce qu’il ne se souvient pas. Vous pouvez l’entendre », l’aide alors son avocate.

De son côté, devant les juges, la jeune femme raconte à nouveau ce qu’elle a subi et dit avoir peur de son compagnon. « Je ne veux pas demander de dommages et interêts, je veux juste être tranquille, ne plus avoir aucun contact avec lui. J’ai déjà été victime de ses coups une fois. Il n’y a plus de solution. J’en ai marre », soupire-t-elle à la barre.

Le tribunal ponot a donné gain de cause à la jeune femme en condamnant son compagnon, poursuivi en état de récidive légale, à deux ans de prison dont un ferme et en l’interdisant d’entrer en contact avec elle. Le prévenu devra aussi se soigner, suivre une formation et résider, à l’avenir, hors du domicile conjugale. Il a été conduit à la maison d’arrêt du Puy-en-Velay à l’issue de l’audience.

Source EHL

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