Toulouse : Le garçon de 12 ans témoigne de la violence de son père au tribunal

C’est difficile pour un petit bonhomme de 12 ans de devoir s’exprimer à la barre du tribunal correctionnel. Difficile pour lui de retenir ces larmes, mais surtout de devoir expliquer l’attitude de son père face aux coups portés sur sa mère et l’enfant. Pourtant, le petit garçon de 12 ans, a eu la force de le faire. Il témoigne, et demande juste une chose, que son papa n’aille pas en prison.

«Il me disait de retourner au lit, mais moi je ne voulais pas parce qu’il s’en prenait à ma mère», explique un courageux garçon de 12 ans à la barre du tribunal correctionnel de Toulouse.

Témoignage du petit garçon de 12 ans à la barre du Tribunal toulousain 

Son père est prévenu dans une affaire de violences conjugales, mais également sur son fils.

Le 12 août dernier, aux alentours de 3 heures du matin, après une belle journée passée en famille, une dispute a éclaté entre les deux adultes. «Il parle fort quand il boit donc j’ai voulu le calmer pour ne pas que les voisins préviennent la police. De là, la dispute a éclaté, ce qui a réveillé mon fils», raconte la mère de famille.

Les mots se sont transformés en coups, le père a violemment poussé la mère qui est tombée. C’est à ce moment-là que le jeune garçon a tenté de s’interposer.

«Il m’a mis un coup de boule mais pas trop fort, puis m’a poussé sur la porte qui avait une vitre au milieu. Elle s’est cassée», raconte le fils. Mais ce jeune garçon, très ému, ne veut pas qu’il aille en prison.

Témoignage du petit garçon de 12 ans à la barre du Tribunal toulousain

3 g d’alcool dans le sang

Le père avait près de 3 grammes d’alcool dans le sang, au moment de son interpellation. Séparé de sa compagne, il se trouvait chez elle, à Revel, ce week-end du 12 août.

L’avocate des parties civiles, Me Muriel Amar-Touboul demande 2 000 € de dommages et intérêts par victime. Le prévenu est déjà en sursis, pour avoir commis des violences sur sa compagne. La procureure requiert une révocation de 2 mois, ainsi que 12 mois de prison ferme.

«Il est curable pour sa dépendance à l’alcool. Quand il ne boit pas il n’est pas violent», plaide Me Caroline Maury, l’avocate du prévenu.

L’avocate tente de défendre son client

Il est finalement condamné à 18 mois de prison avec sursis avec obligation de travail et de soin. Il n’est donc pas écroué. Le petit a été entendu.

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