Heure d’hiver : les Européens n’en veulent plus, l’europe se questionne

En février, les députés européens ont voté une résolution favorable à l’abandon de l’heure d’hiver. Ces derniers jours, les citoyens du Vieux Continent, à travers un sondage, ont encensé la volonté de leurs élus. Bruxelles souhaite désormais passer aux choses concrètes.

80% des interrogés souhaitent la fin de l’heure d’hiver. Durant l’été, la Commission européenne a mis en place un sondage en ligne. Les résultats de celui-ci nous parviennent via la presse allemande.

Sur les 4,6 millions sondés, l’écrasante majorité rejoint l’avis initial des eurodéputés. En effet, les élus avaient déjà émis une volonté allant dans ce sens en février. Aussi, hier, Jean-Claude Juncker, président de la Commission se disait prêt à soumettre la suppression de l’heure d’hiver.

QUELLE PROCÉDURE POUR SUPPRIMER L’HEURE D’HIVER ?

D’abord, la Commission proposera la disparition des deux changements : printemps et automne. Ensuite, Jean-Claude Juncker envisage de ne conserver que l’heure d’été.

Les gens le veulent, alors nous le ferons

Expliquait-il encore à ZDF, deuxième chaîne de télé outre-Rhin.

Toutefois, la validation du projet est entre les mains du Parlement européen. Enfin, une fois acté, chaque État-membre aura le choix d’abandonner ou de maintenir l’heure d’hiver

L’ALLEMAGNE ET L’ESPAGNE SONT POUR

L’Allemagne, pays dans lequel 3 millions de personnes ont participé au vote, se dit favorable à la mesure, par la voix d’Angela Merkel. Actuellement au Nigéria, la chancelière a tenu a réagir à l’actualité portant sur l’heure d’hiver.

Cela constituerait pour moi une très grande priorité.

a-t-elle estimé, selon des propos que rapportent nos confrères de BFMTV.

Même son de cloche du côté de l’EspagneIsabela Cela, la porte-parole du Gouvernement, abonde dans le sens du président de la Commission européenne.

Nous sommes d’accord avec la proposition faite par M. Juncker.

Admettait ainsi la ministre de l’Éducation (Parti socialiste ouvrier espagnol)

L’idée a cependant moins de succès auprès des politiciens italiens.

L’ITALIE ELLE N’EN VEUT PAS

Ignazio Corrao, du Mouvement 5 étoiles (parti refusant la classification gauche-droite), n’est pas convaincu.

Nous aborderons sérieusement la question de l’abolition de l’heure d’été, mais seulement lorsque l’UE fera face aux défis plus importants. C’est triste, l’Europe de Juncker.

Jugeait donc le trentenaire, chef de délégation au Parlement européen.

Une vision pas si éloignée de celle de Matteo Salvini, ministre de l’Intérieur.

Je n’ai pas de mots, les Italiens payent des milliards pour changer les aiguilles d’une horloge…

Tweetait le fer de lance de l’extrême droite du pays (Ligue).

 

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