Eure-et-Loir : un an de prison avec sursis pour une éducatrice après la noyade d’une fillette

 

Trois ans après la noyade d’une petite fille de 11 ans à Brou, en Eure-et-Loir, une éducatrice a été condamnée à un an de prison avec sursis pour homicide involontaire.

Une éducatrice a été condamnée à un an de prison avec sursis après la noyade d’une fillette de 11 ans sur le plan d’eau de Brou, en Eure-et-Loir, en juillet 2015, a indiqué samedi à l’AFP le procureur de la République de Chartres.

Homicide involontaire. 

« L’éducatrice a été reconnue coupable d’homicide involontaire et condamnée à un an de prison avec sursis », a déclaré le procureur de la République de Chartres Rémi Coutin, confirmant une information de l’Écho républicain.

Le drame s’était produit après un pique-nique. 

L’accident s’est produit après un pique-nique organisé près du plan d’eau, lorsque les enfants se sont mis à l’eau et avaient pour consigne de ne pas s’éloigner de la berge. L’une des deux accompagnatrices avait dû s’absenter pour accompagner chez le médecin l’un des sept enfants du groupe qui avait été pris de vomissements. Par ailleurs, la baignade n’était plus surveillée pendant la pause méridienne.

L’alerte a été donnée lorsque le corps d’une fillette de 9 ans avait été repéré flottant sur l’eau. Elle avait pu être réanimée, mais ce n’avait pas été le cas d’une fillette de 11 ans, dont le corps avait été découvert trop tard.

L’association également condamnée.

 Les petites filles faisaient partie d’un groupe d’enfants placés par des juges des enfants. La fillette décédée était placée chez sa grand-mère. Le groupe avait été confié à une association mandatée par le juge des enfants pour assurer des activités éducatives. L’association mandatée, l’Adsea, a également été reconnue coupable et condamnée à 35.000 euros d’amende avec sursis. Le document de sortie qu’elle avait élaboré ne mentionnait ni l’âge des enfants, ni leur niveau de nage alors que peu d’entre eux savaient nager. 

La Ville aussi.

 La commune de Brou a été condamnée à 25.000 euros d’amende avec sursis. Elle avait en effet autorisé oralement les surveillants à prendre une pause à midi alors qu’ils étaient censés travailler de 10 heures à 18 heures.

Avec AFP 

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