Radio Capitole Grand Reportage : Angélique L’enfer au bout de la rue …

Ne jamais oublier, pour éviter que cela ne se reproduise. C’est sur ces mots que la famille d’angélique souhaite que la mémoire de leur petite fille violée puis tuée par un homme pervers et manipulateur à Wambrechies, ne soit pas placé au fond d’un tiroir. 

Radio Capitole a souhaité retracer cette affaire judiciaire hors norme qui a mis en émoi la France entière. 

D’un avis de disparition jusqu’à la mort de la jeune fille… Angélique l’ange perdu

Voici son histoire : 

Jusqu’ici, il était juste un ancien voisin. Il est devenu le prédateur sexuel de Wambrechies, dans le Nord. Angélique, 13 ans, ne rentre pas chez elle le mercredi 25 avril 2018. Elle avait pourtant laissé un mot à ses parents leur signalant qu’elle allait juste voir des amies. Et puis plus rien.

Des battues sont organisées le 27 pour tenter de la retrouver. En vain. Mais une piste se dessine. Aperçue en dernier au parc de la ville par un enfant de 10 ans, elle aurait rejoint un homme. Cet individu est placé en garde à vue. Lors de son interrogatoire, il avoue les faits et emmène les enquêteurs sur les lieux de l’abandon du corps d’Angélique.

Le corps, dénudé, est donc retrouvé à Quesnoy-sur-Deûle, à 10 minutes en voiture de Wambrechies.

L’individu se révèle être David Ramault. Bien connu des services. En 1996, alors âgé d’une vingtaine d’années, le suspect avait été condamné pour viol avec arme, attentats à la pudeur aggravés et vol avec violence commis en 1994 sur une mineure de 13 ans. Il est même inscrit au fichier FIJAISV, consacré aux délinquants sexuels.

Aux enquêteurs, il explique avoir repéré Angélique alors qu’elle venait de sortir de chez ses parents, l’avoir attirée chez lui avant de tenter d’abuser d’elle. Il a ensuite étranglé la jeune femme puis déposé son corps dans la forêt de Quesnoy-sur-Deûle, à cinq kilomètres de la ville.

Le 30 avril, le procureur livre le récit des faits. Un récit glaçant raconté dans les moindres détails grâce aux confidences du suspect. La jeune fille a d’abord suivi son bourreau sans se méfier, puisqu’il s’agit d’un ancien voisin de la famille d’Angélique. 

Un récit glaçant

David Ramault l’a amenée chez lui en lui prétextant avoir quelque chose pour ses parents. Une fois à domicile, elle aurait cherché à fuir alors qu’il lui posait des questions « de plus en plus intimes ». C’est alors qu’il l’emmène dans les toilettes et s’enferme avec elle après l’avoir maintenue de force et déshabillée

S’ensuivent une fellation de force et une pénétration génitale, alors qu’elle continue à se débattre. « Quand elle a commencé à se débattre, il a compris qu’il fallait qu’il la tue », résume le procureur de la République de Lille. Il attrape alors le pantalon de sa victime et l’étrangle avec. 

Le déroulé de ces événements n’aurait pas duré plus d’un quart d’heure. « L’autopsie ne contredit pas le récit du mis en cause », informe le magistrat, même si « des investigations supplémentaires seront faites ». Le suspect a ensuite mis le corps, nu, dans une valise, puis dans son coffre, avant de l’abandonner dans un fourré, renonçant à son plan de l’enterrer.

Les remords du suspect

Le 1er mai, David Ramault est mis en examen et écroué pour séquestration, viol et meurtre d’un mineur de moins de 15 ans, avec la circonstance aggravante de la récidive légale. Le suspect numéro 1 se montre particulièrement « perdu, abasourdi, bouleversé, en larmes à plusieurs reprises, selon son avocat. Il a fait part de ses remords d’avoir commis cet acte. Je n’ai pas rencontré un monstre froid et calculateur. »

Il a laissé deux lettres adressées à sa famille dans lesquelles, sans jamais aborder les faits de manière claire, il évoque des « troubles », des « pulsions ». Lors des interrogations, le mis en cause a dit « regretter infiniment ces faits ». En prison, il est placé à l’isolement pour sa propre sécurité. Puis il est transféré le 8 mai vers un hôpital psychiatrique pour détenus à Seclin.

Lors de son procès, David Ramault devra sans doute affronter le regard de son épouse. Laeticia Ramault se porte partie civile pour avoir accès au dossier d’instruction afin de comprendre les actes de son mari. Sa fille aînée connaissait Angélique.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.