Société – Paternité : Un rapport préconise de rallonger le congé paternité. Le petit + de la rédaction

L’Inspection générale des affaires sociales propose, notamment pour favoriser «l’égalité professionnelle», de porter le congé paternité à trois voire quatre semaines.

Le + de la rédaction : Il serait temps également que nos politiques se préoccupent enfin de l’égalité père-mère dans le cadre de séparation et divorce. Réformer également les textes liés aux divorces et séparations tout comme mettre enfin une application stricte de la loi dans le cadre des non-représentations d’enfants. Radio Capitole rappelle que chaque année c’est plus de 27 000 plaintes qui sont classés sans suite pour des motifs des plus spécieux les uns que les autres ( conflit parental ou bien encore pas d’éléments suffisants pour envoyer la partie mise en cause devant un tribunal correctionnel etc …). Rappelons que de nombreux pères se suicident chaque année de l’absence et de la privation de leurs enfants au même titre que beaucoup de parents s’engagent dans un conflit exacerbé par des procédures longues, et onéreuses. Ce système doit être revu dans son intégralité à commencer par prendre réellement en compte l’intérêt de l’enfant.  Plus de pensions alimentaires mais le partage des frais de scolarité et dépenses pour l’enfant ramènerait à moins de conflits… Sans doute.. C’est juste une suggestion…. 🙂 L’application stricte du code civil serait une bonne chose… Analyser les désirs de chacun et les possibilités des parents serait bénéfique pour un apaisement en matière de divorce conflictuel, et non pas attribuer de surcroit la résidence de l’enfant à la mère parce que  » C’est ancrée dans les moeurs » ( règles imposés par la morale sociale ) serait également une bonne chose… Les placements abusifs des enfants n’en parlons pas ….  Mais il faut un début à tout… Alors commençons par le congé de paternité … Un grand pas pour l’humanité dirait-on ….

Rallonger la période de congé paternité de 11 jours à trois ou quatre semaines? Le gouvernement pourrait bientôt y réfléchir… Un rapport remis mardi à l’exécutif, par l’Inspection générale des affaires sociales (Igas), préconise ce changement et souhaiterait également rendre ce congé en partie obligatoire, afin d’augmenter la proportion de pères demandant à en bénéficier. «Un allongement de sa durée serait de nature à renforcer ces bénéfices, à sécuriser la prise en charge de la mère et du nouveau-né dans les premiers jours du retour au domicile», précise le rapport. Actuellement, sept pères sur dix prennent ce congé «de paternité et d’accueil du jeune enfant», d’une durée de 11 jours consécutifs pour une naissance simple et 18 jours pour une naissance multiple. Instauré en 2002, ce dispositif optionnel, indemnisé par l’Assurance maladie en fonction du salaire, vient compléter le congé de naissance obligatoire de trois jours, à la charge de l’employeur.

Plusieurs pétitions et tribunes ont réclamé ces derniers mois une révision du congé paternité, jugé «trop court pour être efficace». Un combat de longue date pour les féministes, et repris par de plus en plus d’hommes. Dans son rapport, commandé en mars par le premier ministre Édouard Philippe, l’Inspection générale des affaires sociales préconise de privilégier un scénario de «renforcement» de ce congé. La question est «à l’étude mais rien n’est arbitré», a indiqué le cabinet de la secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa. Par le passé, la secrétaire d’État s’est prononcée pour une «amélioration» du dispositif existant, tout en précisant qu’elle n’était pas favorable à ce qu’il soit rendu obligatoire. Les auteurs du rapport estiment que «si la durée (du congé paternel) restait inchangée», des progrès significatifs seraient «peu probables» en matière de «répartition des tâches au sein du couple» et d’égalité professionnelle».

Déculpabiliser les pères

Ils proposent donc de porter la durée du congé paternité à deux ou trois semaines, et dans le même temps de porter à cinq jours ouvrés le congé naissance obligatoire. Au total, le congé naissance/paternité serait donc de trois ou quatre semaines, selon l’option retenue. Une telle réforme impliquerait un surcoût de 133 millions d’euros pour la Caisse nationale d’allocations familiales (Cnaf), dans l’option à trois semaines, et de 331 millions pour quatre semaines. Les auteurs suggèrent que, pour les employeurs, «l’augmentation du nombre de jours de congé naissance, décidée par la loi, pourrait avoir pour contrepartie une diminution du nombre de jours accordés pour mariage ou Pacs, négociée par accord collectif».

L’étude pointe de fortes différences dans les taux actuels de recours au congé paternité, en fonction de la situation des papas: en CDI, 80% d’entre eux le prennent, mais en CDD, ils ne sont que 48%, et 32% des travailleurs indépendants. Elle propose en conséquence que la prise de congé soit rendue obligatoire, au moins sur une «courte période». Une telle mesure permettrait «de favoriser la prise du congé par des pères qui auparavant s’abstenaient, et déculpabiliserait ceux qui souhaitent le prendre pour la totalité de sa durée», estime l’Igas, pour qui, «passée la première fois, il deviendrait naturel pour un ministre, en France, de prendre un congé de paternité, comme dans les pays nordiques».

Le rédacteur en chef du magazine Daron consacré à la paternité, Hugo Gaspard, s’est déclaré «peu optimiste» quant aux suites données à ce rapport. Il a déploré que les auteurs de l’étude n’aient pas retenu l’hypothèse la plus «volontariste», celle d’un congé paternité à six semaines, seule à même selon lui de lutter contre les discriminations faites aux femmes dans le monde du travail.

Avec AFP et Figaro 

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