Viol collectif à Toulouse : La victime actuellement en audition dépose plainte contre ces violeurs

Radio Capitole vous parlait dans notre édition d’hier soir, d’un viol collectif qui avait eu lieu dans la nuit de Samedi à dimanche sur la commune de Balma non loin de Toulouse. 

La brigade numérique de la gendarmerie, basée à Rennes, et la plate-forme Pharos, implantée au siège de la direction centrale de la police judiciaire, ont été alertées par des utilisateurs de ces réseaux sociaux lundi après-midi. 

  • Après la diffusion d’une vidéo de viol collectif sur le parking d’une discothèque de Balma, les gendarmes ont identifié la victime, qui sera entendue prochainement.
  • Les auteurs de ce viol collectif n’ont pour le moment pas été identifiés.
  • Les réseaux sociaux ont joué un rôle ambigu dans cette affaire.

La victime a été identifiée par les enquêteurs, mais avant par notre rédaction, serait originaire du Tarn et s’appellerait Manon. Selon ses dires dans l’interview que nous avons réalisé ce matin la jeune femme était très alcoolisée au moment des faits bien qu’elle indique ne pas consommer d’alcool habituellement, et ne se serait pas rappelée, à son réveil, de sa terrible soirée en boîte de nuit.  Selon elle, elle reste persuadée avoir été droguée par les protagonistes au GHB. 

Ce mardi soir, nous apprenons par la victime, qu’elle est actuellement à l’heure où nous écrivons ces lignes, auditionnée par les forces de l’ordre. Comme le démontre l’impression écran de la conversation établie avec elle, elle nous indique que les services en charge de l’enquête lui conserve son téléphone jusqu’à demain, dans le but d’expertiser celui-ci.   Le parquet devrait vraisemblablement ouvrir une information judiciaire.

Où la vidéo a-t-elle été prise ?

 D’après nos informations, les faits incriminés se sont effectivement produits sur le parking et non sur la terrasse, du Carpe Diem, une boîte de nuit de Balma. Sollicité par Radio Capitole , le gérant de cet établissement n’a pas souhaité répondre à nos questions. Et d’après nos informations, il a été entendu par les gendarmes, mardi. Les enquêteurs étaient d’ailleurs sur place, mardi fin d’après-midi.

Des informations en tout genre circulent sur les réseaux sociaux, autour des suspects. Notamment une photo de quatre jeunes hommes qui tourne en boucle, ainsi que l’image et le prénom d’un d’entre eux en particulier. À cette heure, rien n’indique que ces individus soient les protagonistes de l’affaire… Les autorités appellent donc à la prudence. Par contre au téléphone, Manon confirme bien reconnaître 3 individus dont les photos ont circulé sur internet via Twitter. 

Elle indiquera qu’ils étaient selon ce qu’elle se souvient entre 5 et 6 individus. L’interview étant disponible sur ici .

Les « actes sexuels non consentis » décrits par la police lundi ne sont autres qu’un viol en réunion. Sur la vidéo et ses extraits, que Radio Capitole s’est procuré, on voit quatre jeunes hommes violant une fille, visiblement très alcoolisée. Sur ces images, l’un des protagonistes s’écrie : « Oh les gars, laissez moi tout seul avec elle, faut que je lui règle son compte ». « Eh les gars, les gars, chacun son tour », intervient également un autre homme. Humiliée, la jeune femme est tirée par les cheveux, les fesses à nu. « Elle aime la b… », crie un autre des suspects, qui incite à plusieurs reprises la jeune fille à pratiquer des fellations.

Google street Carpe Diem Discothèque

Au début de cette vidéo, on entend également la victime crier, probablement pour échapper à ses agresseurs. Surtout, un ou plusieurs suspects répète(nt) : « Arrête de filmer, c’est un viol, c’est un viol ». Ce qui laisse à penser que ces hommes étaient parfaitement conscients de leurs actes.

Pour Manon, la jeune fille violée, elle souhaite que Justice soit rendue, et que les protagonistes soient punis de leur acte macabres. 

Une enquête qui concerne à la fois le crime de viol, mais également la réalisation et la diffusion des vidéos sur les réseaux sociaux. « Nous avons ouvert une enquête pour viol en réunion », a confirmé, lundi soir, le parquet de Toulouse. Selon son porte-parole, il n’y aurait aucun doute sur la réalité des crimes subis par la jeune femme.

Viol à Toulouse : Le témoignage exclusif de la victime

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