«Pourquoi ce flot d’insultes et de menaces puisque vous étiez déjà en couple avec une autre femme ? », interroge, sceptique, Arnaud Del Moral, juge affecté à cette audience en reconnaissance de culpabilité. À la barre du tribunal, cet exploitant forestier de 49 ans domicilié à Mallemoisson ne sait pas donner de réponse valable. Pourtant en 2015 et 2018, durant 18 mois, il a harcelé son ex-compagne en lui envoyant plus de mille textos d’insulte et de menace agrémentés parfois de photos tout aussi humiliantes, pointant notamment un doigt d’honneur avec un verre de whisky à la main.

Après 26 ans de vie commune et quatre enfants, l’ex-épouse apparaît comme une femme terrorisée par la violence physique et psychologique exercée par le père de ses enfants. La peur des représailles est telle qu’elle refuse de donner son adresse actuelle et qu’elle a aujourd’hui changé d’apparence. Me Laurent Villegas ne cherche pas à minimiser la culpabilité de son client mais tente de réduire le montant de 4 000 euros, des dommages et intérêts réclamés par la partie civile.

Le tribunal condamne finalement l’ex-mari harceleur à 3 mois de prison avec sursis, 700 euros d’amende et à 1 euro par texto outrageant soit 1 100 euros de dommages et intérêts.

Source DL 

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