3.000 personnes se sont rassemblées contre les « LGBTphobies » à Paris dimanche  après une série d’agressions homophobes dans la capitale ces dernières semaines. 

« Stop aux LGBTphobies », pour le droit d' »aimer librement »: quelque 3.000 personnes, selon une source policière, se sont rassemblées à Paris dimanche, après une série d’agressions homophobes dans la capitale ces dernières semaines.

« C’est assez incroyable qu’en 2018 il y ait encore ce genre de problèmes et qu’on doive venir place de la République pour réclamer des droits », a dit à l’AFP Benoît, 39 ans, venu témoigner sa « solidarité envers les victimes » et « mettre un coup de pression sur les autorités ». « On ne peut pas encore aimer librement en France aujourd’hui », a déploré à ses côtés, Pierre, un Parisien de 40 ans.

La manifestation était organisée à l’appel de plusieurs associations, après une série d’agressions homophobes à Paris ces dernières semaines. L’une des dernières en date a eu lieu mardi. Guillaume Mélanie, président d’Urgences Homophobie, une association d’aide aux étrangers LGBT en danger dans leur pays, a été frappé à la sortie d’un restaurant.

Coquard

Présent à la manifestation, l’œil encore marqué par un coquard, il s’est félicité d’une « libération » de la parole. Après son agression, il avait posté sur Twitter une photo de son visage tuméfié. « Avant on se culpabilisait, aujourd’hui on se montre », a-t-il dit.

Joël Deumier, président de SOS Homophobie, a réclamé d’urgence une « campagne nationale » de sensibilisation contre les LGBTphobies et que toutes les paroles LGBTphobes, qu’elles viennent « du Pape, de la Manif pour tous ou de Marcel Campion », soient « systématiquement » condamnées par le gouvernement.

« Il y a une agression physique homophobe tous les trois jours en France », a-t-il rappelé.

A Paris, les actes à caractère homophobe entre janvier et septembre sont en baisse de 37% par rapport à 2017 sur la même période (74 faits constatés contre 118), selon la Préfecture de police.

Plusieurs membres du gouvernement étaient présents au rassemblement, dont le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux,  le ministre de la Culture Franck Riester et le secrétaire d’État au Numérique Mounir Mahjoubi.

Avec AFP 

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