Après la diffusion d’une vidéo montrant un élève en train de braquer sa professeure avec une arme factice, le ministre de l’Education nationale a jugé que les réseaux sociaux encourageaient ce genre de comportements.

Le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer « encourage » l’interdiction du téléphone portable dans les lycées après la diffusion d’une vidéo montrant un élève en train de de braquer sa professeure avec une arme factice à Créteil, dans un entretien avec Le Parisien lundi.

« Notre loi ouvre la possibilité aux lycées d’interdire le portable. Cela n’était pas possible avant. J’encourage ainsi vivement les lycées qui sont confrontés à des faits anomaux à user de ce nouveau droit », a assuré le ministre.

Déjà une loi pour les collèges et les écoles

Le braquage au lycée Édouard-Branly de Créteil « montre à quel point nous avons eu raison de systématiser l’interdiction du téléphone à l’école et au collège [grâce à la loi du 3 août 2018], a asséné le patron de l’Education nationale. À Créteil, on peut se demander si les faits n’ont pas été accomplis pour être filmés et diffusés. »

La vidéo relayée sur les réseaux sociaux, qui a suscité au cours du week-end de nombreuses réactions politiques, montre un adolescent debout dans une salle de classe, brandissant un pistolet près du visage de l’enseignante tout en lui demandant de l’inscrire « présent » au cours. Arrivé en retard, il contestait que l’enseignante le note comme absent.

L’ÉLÈVE MIS EN EXAMEN .                                                                                                                                                                                                                          L’élève, qui aura 16 ans le mois prochain, a été mis en examen dimanche soir pour « violences aggravées » et remis en liberté avec des mesures de contraintes provisoires, a indiqué le parquet de Créteil. Il sera jugé ultérieurement par un juge des enfants.Des poursuites ont aussi été engagées contre X pour l’enregistrement et la diffusion de la vidéo, dont l’auteur n’avait pas encore été identifié dimanche, a ajouté le parquet.

« Aujourd’hui, les réseaux sociaux amplifient la tentation d’imiter les choses vues à la télévision ou sur Internet. Ils encouragent également des élèves qui se croient malins d’organiser des faits avec pour motivation de les diffuser, a observé le ministre. Nous devons nous battre contre cela. »

Un « plan d’actions » annoncé

Dimanche, Jean-Michel Blanquer et Christophe Castaner, qui vient d’être nommé place Beauvau avec l’ambition affichée d’une politique de fermeté, avaient annoncé la réunion d’un « comité stratégique » pour un « plan d’actions ambitieux » contre les violences visant les enseignants.

Dans un communiqué commun, les deux ministres avaient condamné « les menaces et avanies » subies par l’enseignante ainsi que la diffusion de la vidéo, où le visage de l’enseignante n’est pas flouté.

Avec AFP 

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