Les deux jeunes enfants ont été placés en famille d’accueil et leur père condamné à 3 ans de prison ferme. Les expertises vont devoir déterminer quelles conséquences auront ces premières années de leur vie sur le plan psychologique.

La situation familiale était dramatique. Deux frères âgés de trois et quatre ans étaient nourris essentiellement au Coca Cola par leur père alcoolique, qui vient d’être condamné à trois mois de prison ferme à Limoges, a fait savoir ce mercredi l’avocate des enfants.

Le plus âgé des deux enfants s’est vu arracher sept dents, rongées par le sucre et le second est aujourd’hui dans un état quasi mutique, les deux devant subir prochainement des expertises psychologique et médicale, a précisé Me Carole Papon, représentante de l’association France Victimes 87. 

Un contexte « teinté d’alcoolisme »

Leur père a été condamné à trois mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Limoges pour manquement à ses obligations parentales entre 2016 et 2018, et a été décrit à l’audience du 19 octobre comme violent envers sa femme et ses enfants.

« Le contexte, teinté d’alcoolisme est très particulier. Le papa ne sait ni lire, ni écrire, ni compter, ne se rend pas compte de la situation et dépense toutes les aides sociales dans l’alcool. En quelques jours, la famille n’a plus rien à manger. Et ils n’ont à disposition que du Coca », a témoigné l’avocate.

Pas de frigo, pas de couvertures ni de jouets

« Les services sociaux se sont heurtés à un déni », a précisé le vice-procureur Bruno Robinet. « Dans l’appartement, il n’y avait rien, pas de frigo, les enfants dormaient sur un matelas sans couverture et il n’y avait pas de jouets… Leur père les nourrissait avec des gâteaux et du Coca. Ils étaient complètement livrés à eux-mêmes »

Après une alerte des services sociaux auprès du procureur de la République, les deux frères ont été placés en familles d’accueil.

Celle du plus âgé « a dû lui apprendre ce qu’étaient les légumes et la viande. » Le plus jeune des frères placé dans une autre famille ne dit pas un mot », rapporte l’avocate. Les expertises doivent permettre de chiffrer le préjudice et de savoir quelles conséquences auront sur le plan psychologique ces premières années de leur vie.

Avec AFP 

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