Sa famille lui rend hommage ce dimanche. Déclarée «irresponsable», l’auteure des faits devrait, elle, échapper aux assises.

Quatre coups de couteau, dont un porté à la gorge : voilà un an, jour pour jour, que Marina Fuseau a été assassinée dans la résidence Cécile et Marie-Anne, un foyer spécialisé dans l’accueil des femmes en difficulté situé à Poitiers (Vienne). Éducatrice spécialisée, cette Charentaise de 39 ans prenait seule son service ce matin-là lorsqu’une mère de famille âgée de 20 ans a commis l’irréparable.

D’origine guinéenne, arrivée en France en 2015, celle-ci avait intégré le foyer poitevin, enceinte, en juin 2016. Son état psychologique s’était depuis lentement dégradé jusqu’à un séjour en hôpital psychiatrique en septembre. Sa « grande détresse psychologique » et le délaissement de son enfant âgé de 16 mois avaient entraîné le 19 octobre un signalement auprès du procureur de la République.

Le 26 octobre, deux jours avant le drame, d’autres éducatrices du foyer lui avaient annoncé la probabilité du retrait de l’enfant. Cette nouvelle aurait motivé son passage à l’acte : « Quand elles m’ont annoncé […] qu’elles allaient m’enlever mon enfant, j’ai décidé de toutes les tuer », dira-t-elle lors de son audition. Prise en grippe, déjà menacée, Marina Fuseau fut la seule visée.

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