Une enquête sur toute la France « est en cours » dans l’affaire des bébés nés sans mains, bras ou avant-bras, a annoncé mercredi matin le Dr. François Bourdillon, directeur général de l’agence Santé publique France.

Interrogé sur RTL, le directeur général de l’agence sanitaire a précisé que les résultats de l’enquête « pour la France entière » sont attendus « à peu près dans trois mois ».

« Rien ne vous est caché »

L’enquête s’est en premier lieu focalisée sur le département de l’Ain où onze cas suspects supplémentaires d’enfants nés entre 2000 et 2014 avec une malformation des membres supérieurs ont été identifiés. Cela porte le total à 18 cas sur quinze ans pour le département.

« Nous avons commencé par le département de l’Ain, nous finirons dans le mois prochain la région Rhône-Alpes et nous couvrirons l’ensemble du territoire », a détaillé François Bourdillon. « Rien ne vous est caché », a-t-il assuré.

Deux autres groupes de plusieurs bébés avec malformation avaient été observés, en Loire-Atlantique (trois entre 2007 et 2008) et en Bretagne (quatre entre 2011 et 2013).

Différentes causes 

Les causes peuvent être génétiques, liées à des contraintes physiques ou dues à des substances toxiques (alimentation, environnement, voire médicaments dans le cas du thalidomide, antinauséeux qui avait fait naître des milliers d’enfants sans bras entre 1957 et 1962).

Selon certains élus écologistes, les pesticides pourraient être à l’origine des malformations, même s’il n’y a pas de preuves scientifiques.

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