Dans une interview à paraître ce vendredi dans le magazine Elle, la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn a ffirmé qu’il fallait sortir du « déni » face aux violences sur les enfants, ainsi que d’une « vision idyllique de la famille. »

« Il y a (…) une part de déni. La très grande majorité des enfants qui meurent aujourd’hui du fait de violences sont tués au sein du cercle familial. Il faut oser le dire et sortir d’une vision idyllique de la famille. Toutes ne sont pas bientraitantes. C’est une réalité inacceptable, mais c’est la réalité », a-t-elle expliqué à l’hebdomadaire. 

Pour « trouver les bons leviers d’action », le gouvernement a besoin de statistiques plus fiables en matière de violences sur les enfants, a encore souligné la ministre.

35.000 cas signalés en 2015

L’accent doit également être mis sur la formation des professionnels, « aussi bien pour prendre en charge que pour repérer les enfants en danger », a indiqué Mme Buzyn, qui donne l’exemple des médecins urgentistes, « pas suffisamment formés pour détecter les bébés secoués », alors que la moitié des bébés « tués par leurs parents meurent d’avoir été secoués ».
    
Selon des données de l’Observatoire national de l’enfance en danger, les cas de plus de 35.000 enfants ont été signalés en 2015 au numéro « Allô enfance en danger » (le 119),  principalement pour des faits de violences physiques et psychologiques.

Avec AFP 

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