Suspectée dans l’enlèvement et le meurtre du petit Grégory en 1984 alors qu’elle n’avait que 15 ans, Murielle Bolle continue de clamer son innocence malgré sa mise en examen en 2017.

Dans un ouvrage autobiographique, Murielle Bolle raconte ce qu’elle vit depuis maintenant 34 ans et comment elle vient à bout de son chagrin. «  Je vis au jour le jour, je ne prévois rien. Je me consacre à ma petite-fille, ma petite poupée. Je vis avec mon plus jeune fils, Titi. Mes deux autres garçons sont indépendants. Mes enfants, c’est ma vie. Si j’ai tenu, c’est grâce à eux. Sinon, j’aime toujours autant la nature et les animaux. Je me promène régulièrement en forêt, je vais aux champignons. Ça me vide la tête. »

Son remède lorsqu’elle traverse des périodes sombres ? La musique… et pas n’importe laquelle ! «  Quand j’ai le blues, j’écoute du Johnny et je chante à tue-tête. C’est mon idole depuis que j’ai 10 ans, j’ai tous ses vinyles. Il fait partie de ma vie  », racontait-elle au Parisien.

« Je porte la culpabilité de la mort » de Bernard Laroche

« On m’a fait passer pour une moins que rien, une menteuse, estime celle qui a aujourd’hui 49 ans. Ma famille a été tellement salie. » Elle sort de son silence aussi « pour la mémoire de Bernard » Laroche, dit-elle, car « on l’a fait passer pour un monstre ». « Je porte la culpabilité de sa mort, confie Muriel Bolle. Si je n’avais pas eu peur de la pression des gendarmes, de leurs menaces, et que je n’avais pas dit ce que j’avais dit, peut-être qu’il serait encore vivant. Ce poids ne me quittera jamais. »

« Depuis trente-quatre ans, tout le monde me juge : les gendarmes, la justice, les journalistes, les voisins, les passants… », lâche Muriel Bolle. Avec ce livre, elle dit espérer être entendue par sa sœur Marie-Ange Laroche – la veuve de Bernard – avec qui « ses relations n’ont plus jamais été les mêmes ». Ou par les enfants du couple, qui lui en veulent – « c’est compréhensible ». « J’espère qu’on va enfin me croire », lance-t-elle, comme un appel : « la justice, les parents de Grégory et l’opinion publique à laquelle j’ai été jetée en pâture. »

Ses codétenues la « traitaient de tueuse d’enfant »

Elle évoque aussi son « très dur » séjour en prison, après avoir été mise en examen pour le rapt mortel de l’enfant, dans un spectaculaire rebondissement en juin 2017, et ses codétenues qui la « traitaient de tueuse d’enfant ». « J’ai tenté de sortir une fois dans la cour mais j’ai reçu des projectiles. Je ne suis plus jamais ressortie. »

Pour tenter d’oublier cette affaire qui a « brisé [s]a vie », celle qui dit avoir « du mal à trouver du travail » aujourd’hui raconte qu’elle se promène en forêt, va aux champignons. « Ça me vide la tête ». Et « quand j’ai le blues, j’écoute du Johnny et je chante à tue-tête. C’est mon idole depuis que j’ai 10 ans, j’ai tous ses vinyles. »

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