Une jeune femme a dénoncé des viols commis par des pompiers alors qu’elle avait entre 13 et 15 ans, soit entre 2008 et 2010. Trois d’entre eux sont poursuivis. Mais le parquet de Versailles a demandé la requalification des faits en « atteinte sexuelle », comme le rapporte Le Parisien, qui raconte son histoire. 

Le parquet estime que le manque de consentement n’est pas démontré. Elle s’indigne : « Non, à 13 ou 14 ans, on ne peut pas donner son consentement pour des rapports sexuels avec plusieurs personnes qui passent à la suite ! »

« J’étais devenue leur objet sexuel »

A l’époque, l’adolescente est gavée aux antidépresseurs, aux neuroleptiques et aux anxiolytiques. « Je n’avais pas la capacité de m’opposer, j’étais un légume… Mon esprit se déconnectait, j’attendais juste qu’ils terminent », poursuit-elle. Les soldats du feu n’y voient, eux, qu’une « fille facile » dont on se transmet le numéro. Les rapports sexuels se multiplient dans des parcs, des parkings, sur des capots de voiture et même dans les toilettes de l’hôpital pédopsychiatrique où elle séjourne.

« J’étais devenue leur objet sexuel », résume la jeune femme qui, en 2010, porte plainte. Elle dénoncera une vingtaine de pompiers, âgés de 20 à 35 ans qui, pour la plupart, ont reconnu les rapports sexuels. Tous expliquent qu’elle était demandeuse, avoir ignoré son âge et son état psychique.

Tentatives de suicide

Le pompier organise des rencontres avec d’autres pompiers, et les viols en réunion s’enchaînent. « Entre eux, ils se passaient mon numéro de téléphone », explique-t-elle. Elle affirme également que ces viols ont eu lieu « dans des parcs, sur des capots de voiture », ou encore dans « les toilettes de l’hôpital psychiatrique ». La jeune femme se mutile et fait plusieurs tentatives de suicide.

Aujourd’hui âgée de 23 ans, la jeune femme est handicapée à 80% après ses tentatives de suicide.

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