Une jeune femme lesbienne de 24 ans, agressée dans les rues de Toulouse par trois hommes costumés et armés d’une batte lors de la nuit de Halloween, a porté plainte pour agression homophobe.

« La jeune femme a déposé plainte », affirme la police toulousaine qui précise : « les investigations sont en cours et l’enquête a été confiée à la sûreté départementale ».

Alors qu’elle rentrait de soirée mercredi vers 3 heures du matin, Laura, la victime a raconté sur son compte Facebook avoir été suivie par trois individus « sûrement bien éméchés », qui l’ont « insultée » puis passée à tabac. « Coup de poing, coups de pied, coups de batte », relate-t-elle lundi, « rythmés de propos homophobes » tels que « saloperie de lesbienne ».

Laura explique avoir réussi à fuir grâce à son « expérience » de précédentes agressions et ses connaissances en sport de combat, mais fait état -photos à l’appui- de ses blessures : « traumatisme crânien, suspicion de 3 côtes fêlées, lèvre éclatée, hématomes sur la face et le corps ». Elle déclare dans un témoignage sur France Bleu Occitanie : « Je veux partager et en parler pour alerter la conscience des gens ».

Le témoignage de Laura (France Bleu Occitanie)

« Les blessures consignées dans la plainte sont conformes à ce qui a circulé sur les réseaux sociaux », indique la police.

Son témoignage a rapidement été relayé par des associations : Urgence Homophobie dénonce ainsi une « agression lesbophobe » et apporte son soutien à la jeune femme, battue « juste parce qu’elle est homosexuelle ».

Le conseiller régional d’Ile-de-France Jean-Luc Romero s’est également indigné dans un tweet de l’agression et a interpellé le Premier ministre Édouard Philippe, lui demandant que la « lutte contre les LGBTphobies » soit la grande cause nationale de 2019.

Plusieurs agressions homophobes

Plusieurs agressions similaires avaient eu lieu ces dernières semaines dans d’autres villes. A Paris, une jeune femme avait aussi reçu un coup de poing le soir de Halloween, entraînant 21 jours d’interruption totale de travail (ITT), alors qu’elle embrassait sa compagne à un arrêt de bus.

Guillaume Mélanie, le président d’Urgence Homophobie, qui lui aussi s’était fait molester en pleine rue le 16 octobre, dénonce une succession de violences homophobes et a saisi le cabinet de la maire (PS) de Paris Anne Hidalgo.

A Rouen, une enquête pour agression homophobe, séquestration et extorsion a été ouverte après la violente agression le 27 octobre d’un jeune homme de 34 ans à la sortie d’une boîte de nuit. Deux hommes âgés de 26 et 30 ans ont été placés en garde à vue.

Avec AFP 

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