Les parents déclarent la guerre contre l’Aide sociale à l’enfance – « Placement abusifs ça suffit »

En France chaque année, on retire 136 000 enfants à leurs parents !!! et 68 000 placements ne sont pas motivés, aboutissant à des situations de souffrance extrême pour nombre de familles et d’enfants.

Actuellement une dizaine de parents manifestent devant la Cour Européenne des droits de l’homme afin de dénoncer les placements abusifs de leurs enfants.

Ces parents ont en effet décidé d’exprimer leur colère face à la justice qui « au lieu de protéger leurs enfants, décide de les placer en foyer et de les retirer pendant de longues années à leurs parents ».

Il est évident que tous les parents n’ont pas les mêmes litiges avec la justice, simplement ils sont tous dans le même cas. Des années de douleurs d’être loin de leurs enfants. Parfois ils ne savent où ils se trouvent. L’enfer des foyers, des centres sociaux… Tous ont subi un préjudice. 

Cette année 8 parents se sont donnés la mort suite à des décisions de placement pour des motifs qu’ils estiment totalement farfelues. 

« Si la France ne résout pas les dysfonctionnements de sa protection de l’Enfance, si elle veut occulter la barbarie qui prévaut dans de trop nombreux cas et occasionne une véritable  » maltraitance institutionnelle »   ce sont des dizaines de milliers d’enfants qui connaîtront des traumatismes irréversibles. Les conséquences sont prévisibles tant en ce qui concerne l’équilibre de ces futurs adultes que pour la société qui devra chèrement payer son renoncement aux valeurs du Pays des Droits de l’Homme signataire de la Convention Internationale des Droits de l’enfant ».

Philippe Seguin, ancien Président de la Cour des Comptes Rapport de la cour des comptes en 2009

Nous avions contacté courant du mois de septembre une mère de famille qui n’en pouvait plus de voir son enfant placé au motif que l’enfant était autiste ou encore un père qui a fini par se donner la mort, le jour où les gendarmes et les services sociaux ont été prendre les enfants dans leurs établissements scolaires pour les placer en famille d’accueil. 

Des cas comme ceux-là il y en a chaque jour, et la justice ne fait selon ces parents que bannir le droit de ces enfants. 

Autre cas aussi, celui d’une petite fille violé dans l’enceinte d’un foyer. À neuf ans et demi, cette petite fille a décidé de parler et exprimer sa douleur auprès de sa mère. Mais visiblement, cette petite fille n’a pu s’exprimer librement auprès de la justice, et être protégé. Sa mère qui a tenté de dénoncer les faits se retrouve aujourd’hui assignée par le Conseil Général des Côtes-d’Armor, pour diffamation. Elle sera aujourd’hui devant le tribunal correctionnel, alors qu’aucune enquête ne permet aujourd’hui de manifester la vérité sur ce qu’a denoncé la petite fille. 

Elle contactera notre rédaction pour nous indiquet qu’elle n’a fait que s’exprimer en tentant de dénoncer les faits. Mais peu importe, pour cette petite fille, elle finira par changer de foyer de l’enfance, et sa mère ne saura où elle se trouve. Le contact finira par être rompu. Preuve que beaucoup de choses troublantes se produisent dans la vie de ces enfants, et aussi de ces parents.

Des cas comme ceux-là, notre rédaction en réceptionne chaque jour. Cette souffrance parentale, se sentir trahi et déshonorer c’est ce qu’expriment ses parents aujourd’hui en manifestant devant le siège de la Cour Européenne. Micro et haut parleur à la main ils expriment leur douleur et l’incompréhension. 

Ce sujet est tabou en France et pourtant il existe bien… La protection de l’enfance manquerait-elle de moyen ? Oui nous indiquent de nombreux chefs de service de l’aide sociale à l’enfance… Mettre une énergie débordante à agir ainsi n’est-il pas signe qu’au fond notre pays n’est pas suffisamment humain ?

C’est la question que se posent de nombreux parents qui se sentent trahis par leur pays, et qui aujourd’hui veulent crier haut et fort : rendez-nous nos enfants…

La maltraitance existe bien, elle est réelle et taboue, c’est une certitude… Mais tous les parents seraient-ils maltraitants ? Tous les enfants méritent-ils la souffrance de n’avoir accès que partiellement à ses deux parents ?

Notre pays devrait s’y pencher rapidement avant de détruire des familles entières.

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