La garde à vue du mari prolongée dans le meurtre d’Alexia DAVAL

La garde à vue du mari d’Alexia Daval, soupçonné d’avoir tué son épouse au cours d’une dispute conjugale en octobre, ce qu’il nie, a été prolongée mardi, a indiqué son avocate.

« La garde à vue de Jonathann Daval a été prolongée. Une nouvelle audition aura lieu ce (mardi) matin », a déclaré à l’AFP l’une de ses avocates Me Ornella Spatafora.

Jonathann Daval, un informaticien de 34 ans, a été interpellé lundi à 09H00 à son domicile de Gray-la-ville (Haute-Saône) et une perquisition a été menée dans le pavillon du couple, ensuite mis sous scellés.

Le suspect, qui réfute être lié au meurtre de sa femme, a été entendu lundi soir en garde à vue à la gendarmerie à Besançon.

D’après son deuxième conseil, Me Randall Schwerdorffer, il a été questionné sur « deux éléments très lourds » : un véhicule serait sorti du domicile du couple la nuit précédant la disparition d’Alexia – un dispositif de traçage placé sur celui-ci l’attesterait – et des traces de pneus correspondant à celles de la voiture professionnelle de Jonathann Daval auraient été retrouvées près du corps de la jeune femme.

AFP/Archives / SEBASTIEN BOZONJonathann Daval, le mari d’Alexia Daval, lors d’une marche silencieuse à la mémoire de son épouse, le 5 novembre 2017 à Gray, en Haute-Saône

« Son audition a été difficile. C’est très compliqué de s’expliquer, mais il maintient sa version: ils sont rentrés après une soirée chez les parents d’Alexia, ils sont restés chez eux et elle est partie faire son jogging », a déclaré lundi soir à l’AFP Me Schwerdorffer.

La garde à vue de M. Daval doit prendre officiellement fin à 04H30 mercredi matin.

La procureure de Besançon, Edwige Roux-Morizot, a prévu de tenir une conférence de presse mardi après-midi.

Le corps brûlé d’Alexia Daval avait été retrouvé le 30 octobre, dissimulé sous des branchages dans le bois d’Esmoulins, près de Gray. La jeune femme a été victime de violences, de coups et elle a été étranglée.

Selon son mari, elle était partie courir l’avant-veille et n’est jamais revenue. C’est lui qui avait alerté les gendarmes, mais aucun témoin ne l’a vue courir ce jour-là.

Les enquêteurs de la Section de recherches de Besançon explorent l’hypothèse d’une « dispute conjugale qui aurait mal tourné ».

Avec AFP

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