Corse : Au collège de Folelli c’est l’inquiétude d’un couple de parents d’élève

Que s’est-il exactement passé le 22 décembre dernier au collège Henri-Tomasi de Folelli ? C’est la question que Valérie Bariseau se pose depuis plusieurs semaines.

En cette veille de vacances de Noël, son fils revient à la maison en expliquant qu’il a été piqué à la main « avec une grande punaise », par une élève de quatrième.

Inquiète du risque de transmission d’une maladie, elle attend le jour de la rentrée des classes, le 8 janvier dernier, et prévient la direction de l’établissement. Le 22 janvier, l’élève de quatrième est convoquée devant la commission de vie éducative de l’établissement. Instance devant laquelle la jeune fille aurait affirmé avoir piqué « plusieurs élèves ».

« L’académie veut étouffer l’affaire »

Présents lors de cette audition, les parents de l’élève piqué sont désormais convaincus d’être en présence d’une affaire de grande ampleur.

Ils contactent les services de l’inspection d’académie et demandent la mise en place d’un « protocole sanitaire prenant en charge l’ensemble des élèves piqués ».

Un médecin scolaire, chargé de l’affaire par l’inspection, est bientôt mis en contact avec eux. « Par téléphone, il s’est ému de la légèreté avec laquelle cette affaire a été prise en charge, explique la mère de l’élève. Il a assuré que tous les parents d’élèves de l’établissement allaient être prévenus par courrier, pour qu’il soit procédé à d’éventuels dépistages. »

Une conversation qui rassure les parents… jusqu’à hier matin. « Par SMS, le médecin m’a expliqué que ce protocole ne serait pas mis en place parce que seul mon fils avait été piqué, poursuit Valérie Bariseau. Je suis dégoûtée parce que j’ai l’impression que l’on est en face d’un scandale sanitaire que l’académie veut étouffer. »

Joint par nos soins, le directeur académique des services de l’éducation nationale (Dasen), Christian Mendivé, livre une version différente de l’affaire. « Après enquête du service de la vie scolaire, le chef de l’établissement en a conclu qu’il n’y a pas eu d’autres élèves piqués , assure-t-il. Mais le médecin scolaire va bien entendu recevoir l’enfant et ses parents. »

Voilà qui rassurera peut-être la famille, aujourd’hui dans l’attente des résultats d’examens sérologiques et visiblement très remontée contre l’institution éducative.

Reste la question de l’élève à l’origine de la piqûre.« C’est une élève qui pose un certain nombre de problèmes depuis le début de l’année scolaire et qui a fait l’objet de plusieurs rappels à l’ordre, explique le Dasen. Elle doit prochainement être convoquée devant un conseil de discipline. »

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