Il avait été placé en détention provisoire le 17 février 2017 et avait fait appel d’une ordonnance de rejet de sa demande de liberté.

“ Tonton ”C’est la mère de la victime qui a dénoncé des faits relatés par sa fille. L’homme lui aurait imposé des attouchements durant trois ans à raison d’une fois par semaine en moyenne, puis il l’aurait violée dans sa voiture le 6 février 2017, ce qui a entraîné la dénonciation. En contrepartie de son silence, l’agresseur qui se faisait appeler « tonton », lui offrait des cadeaux dont un sextoy. Lorsque cette dernière a menacé de tout révéler, le sexagénaire aurait tenté de la dissuader en lui promettant d’en faire son héritière. Les expertises gynécologiques ont confirmé que la jeune fille n’était plus vierge.

L’homme est également accusé d’avoir filmé la victime en train de se déshabiller. Entendu à quatre reprises, le mis en cause a reconnu dans un premier temps les caresses et les cadeaux dont le sextoy, mais il a nié toute agression précisant que « la sollicitation venait des deux. » Puis il a admis plus tardavoir abusé d’elle« sans jamais la contraindre. »L’homme, qui considérait la jeune fille comme sa nièce a fini, lors d’une ultime audition, par reconnaître le viol sans pouvoir expliquer son passage à l’acte.


L’expertise menée sur son ordinateur a débouché sur la découverte de photos de femmes nues. Jamais condamné et considéré comme « gentil »par son entourage, le sexagénaire a commencé à suivre des soins en détention.
Son conseil, Me Damien Vinet, a regretté que la victime ait refusé toute confrontation avec son client. Il estime que le mis en cause a été maintenu en prison alors même que les investigations sont terminées et que les enquêteurs n’ont pas trouvé d’autres victimes. Les faits ne sont pas contestés, mais la défense estime que les photos de femmes nues n’ont rien à voir avec l’affaire.

L’avocat précise qu’en cas de retour à la liberté, le mis en cause a trouvé un hébergement dans une autre région.
L’avocat général, Jean-Dominique Trippier, même si le dossier est en voie d’achèvement, a refusé la demande de mise en liberté. Il craint le renouvellement de l’infraction en raison de ses « relations ambiguës avec certaines jeunes filles »et son comportement « manipulateur. » Il a souligné la « pauvreté affective du suspect qui tire profit de son âge. » 
Le sexagénaire a demandé pardon à sa victime et s’est engagé à poursuivre ses soins à sa sortie de détention.

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